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Univers parallèles

La franc maçonnerie est une société initiatique qui se fonde sur la recherche de la vérité et de la sagesse à travers des symboles et des rituels. Nos amusements nous conduisent naturellement à tenter de lier des concepts entre eux, et par le biais de l’imaginaire de tenter de découvrir quelques arcanes savantes ou bien hasardeuses. 

Nos découvertes mêmes approximatives amèneront peut être aux autres, quelques pistes pour expérimenter l’extravagance de l’univers.

L‘univers justement. Extravagant. Mais ordonné. 

La franc-maçonnerie se réfère au Grand Architecte de l’Univers (GADLU) comme le principe créateur et ordonnateur de tout ce qui existe.  Le GADLU n’est pas un dieu personnel, mais une expression du sacré, de la lumière, de la conscience, de l’ordre cosmique et de la loi universelle.

La franc maçonnerie s’intéresse aux mystères de l’univers et aux questions métaphysiques. Elle n’a pas de dogme ni de doctrines imposées, mais elle encourage ses membres à développer leur esprit critique et leur libre arbitre. Elle respecte la diversité des opinions et des croyances, tant qu’elles ne sont pas contraires à la morale et à l’humanisme.

L’un des sujets qui fascine les francs-maçons est celui des univers parallèles. Un univers parallèle est un univers possédant ses propres dimensions d’espace et de temps, qui pourrait être engendré par des phénomènes physiques hypothétiques ou par une modification arbitraire d’un événement.

 L’idée qu’il pourrait exister d’autres mondes que le nôtre remonte à l’Antiquité, mais elle a été popularisée par la science-fiction et la physique quantique.

La physique quantique est la branche de la physique qui étudie les phénomènes à l’échelle atomique et subatomique. Elle révèle que le comportement des particules élémentaires est imprévisible et probabiliste, ce qui implique que plusieurs états ou résultats sont possibles pour un même système. L’une des interprétations possibles de cette réalité est celle des mondes multiples ou multivers, proposée par le mathématicien Hugh Everett en 1957.

Selon Everett, chaque fois qu’une mesure quantique est effectuée, l’univers se divise en autant d’univers parallèles que de résultats possibles. Chaque univers contient une copie conforme du système observé dans un état différent. 

Ainsi, il existerait une infinité d’univers coexistants où toutes les possibilités sont réalisées.

Cette théorie permettrait d’expliquer le célèbre paradoxe du chat de Schrödinger, imaginé par le physicien Erwin Schrödinger en 1935. Il s’agit d’une expérience imaginaire où un chat est enfermé dans une boîte avec un dispositif qui peut libérer du poison selon le résultat aléatoire d’une mesure quantique. Tant que la boîte n’est pas ouverte, on ne sait pas si le chat est vivant ou mort. Selon Everett, il existe deux univers parallèles : l’un où le chat est vivant et l’autre où il est mort.

Des preuves expérimentales d’univers parallèles auraient été découvertes en Antarctique en 2016 grâce à un détecteur de neutrinos appelé ANITA (Antarctic Impulsive Transient Antenna). Les neutrinos sont des particules élémentaires très légères et très peu interactives qui peuvent traverser la matière sans être déviées  ni absorbées. Ils proviennent principalement du Soleil ou des rayons cosmiques.

Or, ANITA a détecté des signaux anormaux provenant du sol antarctique au lieu du ciel : des neutrinos qui semblaient sortir de la Terre au lieu d’y entrer. Pour expliquer ce phénomène inexplicable selon les lois connues de la physique, certains chercheurs ont émis l’hypothèse qu’il s’agissait en fait de neutrinos venant d’un univers parallèle inversé.

Dans cet univers miroir créé lors du même Big Bang que le nôtre mais avec des lois physiques opposées aux nôtres, le positif serait négatif, la gauche serait à droite.

Le rituel maçonnique nous décrit des univers parallèles dans le sens où il nous fait entrer dans un espace et un temps différents de ceux du monde profane. Il nous fait vivre une expérience symbolique qui nous permet de changer de perspective et d’accéder à une autre réalité.

Le rituel maçonnique est construit selon deux méthodes : l’une allusive, qui utilise des phrases tirées de leur contexte sans référence explicite à leur origine, et l’autre initiatique, qui utilise des symboles et des gestes pour transmettre un enseignement

Le rituel maçonnique est donc un langage codé qui nécessite une interprétation personnelle et collective. Autant d’interprétations forment autant de mondes parallèles.

Le rituel maçonnique nous invite à reconnaître les grands principes et valeurs qui permettent de travailler à la gloire du Grand Architecte de l’Univers (GADLU) : il s’agit du Bien, de la Force, de la Sagesse, de la Beauté ou encore de la Fraternité et de l’Amour. Pour autant, ces valeurs ne sont pas des réponses toutes faites ni des lois faciles à appliquer. Elles sont plutôt des idéaux à poursuivre et à actualiser dans notre vie quotidienne.

Le rituel maçonnique nous propose donc un voyage initiatique qui nous fait passer d’un univers à un autre : d’un univers profane où règnent l’ignorance, le désordre et les passions, à un univers sacré où règnent la connaissance, l’harmonie et la vertu. Ce passage n’est pas définitif ni irréversible : il demande un travail constant sur soi-même et sur le monde. 

Le rituel maçonnique est ainsi un outil pour explorer les multiples facettes de l’univers et de nous-mêmes.

Amusons nous, un peu, à l’aide de l’imagination alchimiste tel qu’hermès nous y invite.

Jouons par exemple avec l’analogie du sablier:

Le sablier montre à quel point, dans son iconographie, deux entités son nécessaires, opposées et complémentaires. L’un étant source de l’autre. Et inversement. 

Telles castor et Pollux, ou encore janus, ou même encore les deux saint jean, le sablier et ces deux bulles aspirent pour l’une, le sable, et l’expirent pour l’autre.

Tout cela grâce au jeu de la Gravité. (G).

Exactement le Mécanisme des trous noirs et des trous blancs décrit dans la littérature théoricienne astrophysique.

Le sablier, symbole du temps, démontre en sa médiane, en son point le plus concentré, un temps s’approchant de zéro. Ainsi les solstices que représentent jean/jean (janus) trouvent leur équilibre aux équinoxes. Au point zéro du sablier. L’équinoxe pourrait donc bien l’année où tout commence, Et l’année de vraie lumière pour les maçons.

Les équinoxes évoquent le point de passage entre trous noirs/trois blancs, ou encore un écoulement du temps qui, a son point d’équilibre, pourrait être passé/présent/avenir en même temps, ou bien suspendu… ce qui revient au même.

Nous franc-maçons, savons faire avec les contraintes et notamment la plus importante celle du temps. Mais le temps est il contrainte ou … permet il simplement en s’écoulant, aidé de la gravitation, de passer d’un monde à l’autre, d’un univers à un autre, ou de l’idée… à sa réalisation. Le temps serait il notre ami ? Sans doute.

Le chemin des mondes parallèles est semé d’embuches. Semé de liens plus ou moins intuitifs et raisonnés. Il faut décortiqué sur un plan en deux dimensions, un papier, ou un pavé mosaique,  c’est selon, pour passer en trois dimensions, les trois colonnes verticales,  Et comme le souligne les théories des univers parallèles : passer par une quatrième dimension invisible…pour atteindre d’autres mondes, passer par nos trois colonnes et celle manquante…

La voute étoilée vous est ouverte… bon voyage.

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