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La patience

Le pèlerinage spirituel est un chemin parsemé d’embûches, il n’est possible que grâce  à la persévérance, la vigilance pour déceler les multiples visages de l’ego. La patience  est la mère de toutes les vertus, tue l’orgueil des ambitions, porte l’amour Fraternel et  

la paix intérieure. Mais comment pourrait-on pratiquer la prudence, la tempérance, la  générosité, la tolérance, la compassion, la douceur, l’humilité, et aussi cette vertu qui  couronne toutes les autres, l’amour, sans être patient avec soi-même et les autres ? 

la patience s’acquiert et s’exerce ; elle demande un effort de concentration et de  maîtrise de soi qui est opposé en général à l’agitation naturelle, à l’impatience innée. 

En étant impatient, vous courez le risque d’être toujours insatisfait, contrarié, et en  colère contre vous-même et avec les autres. 

En étant impatient, vous êtes toujours en train de perdre le contrôle et vous rugissez de  colère, ce qui ruine régulièrement votre journée. 

En étant impatient, vous blâmez toujours les autres, c’est toujours leur faute. En étant impatient, vous entrez dans le cercle de la génération qui rejette tout, critique  tout. Chaque fois que les choses ne fonctionnent pas comme vous le voulez ou aussi  rapidement que vous le souhaitez. 

La patience ouvre les portes qui sont à l’intérieur de soi, donc les portes du monde et  de la spiritualité proprement dite. Armés de patience et d’humilité, les francs-maçons  peuvent espérer au terme de leur vie contempler une qualité essentielle requise pour  celui qui aspire à la sagesse. La façon dont la patience, dans sa substance, s’adapte à  celui qui en fait preuve tend à montrer que, comme nombre de qualités de l’âme, la  patience est spirituelle. 

Le silence n’est pas un modèle à suivre, mais c’est un modèle à découvrir. La patience  n’est pas un modèle à aimer, mais c’est une obligation. C’est pour cela que le silence de  l’apprenti et la patience sont deux éléments fondamentaux de notre développement  personnel et dans la vie maçonnique. La patience, un art que personne ne peut nous  enseigner et le silence de la patience, qui nous enseigne qu’il y a un temps, pour parler  et un temps, pour se taire. 

La patience, une vertu fondamentale qui peut nous donner toutes les forces nécessaires  à merveilleusement polir sa pierre et à parfaire sa vie maçonnique. Toute attente vaut  la peine car, pendant que nous patientons, nous développons certaines aptitudes : de la  persévérance, du courage , de la résilience, l’intuition et surtout, de l’espoir.

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Jean-Baptiste Kléber

www.jeanbaptistekleber.com

Une réflexion sur “La patience

  • Votre article m’a beaucoup aidé a percevoir les choses je vous remercie

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