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L’esprit du rite français – Rite de fondation de la franc-maçonnerie

Auteur : Gérard CONTREMOULIN

La franc-maçonnerie naît en Angleterre et se structure au début du XVIIIe siècle. Très rapidement, elle s’exporte en Europe continentale en s’adaptant aux réalités sociales locales.
En France, plus particulièrement, elle invente une manière de travailler, de réfléchir, de spéculer, en empruntant la symbolique et les usages des métiers de la construction, le ” craft “, le métier, qui va bientôt s’imposer tout au long du XVIIIe siècle comme le rite de référence, très proche du rite originel.
En ce siècle dit des ” Lumières “, les philosophes de ce temps prônent l’accès au savoir pour le plus grand nombre, mettent en avant la raison pour faire face aux préjugés et aux superstitions, notamment religieuses.
Prolongeant et approfondissant ainsi l’humanisme de la Renaissance, la philosophie des Lumières trace la voie vers une société plus libre, plus égalitaire, plus tolérante.
Au début du XIXe siècle, alors que naît un rite concurrent, nommé Rite Écossais Ancien et Accepté, pratiqué uniquement dans les grades post-maîtrise, le rite prend le nom de Rite Français, étant le plus ancien rite pratiqué en France. Depuis trois siècles, il a su évoluer pour assurer à la fois la modernité et la perpétuation de la tradition de la maçonnerie dite des ” modernes “. C’est ainsi qu’abandonnant en 1877 la nécessité d’une croyance en un dieu révélé, il fait évoluer le paradigme maçonnique en affirmant que le bonheur est accessible à l’humain ici et maintenant, sans référence obligatoire à quelque religion.
Rite originel de la franc-maçonnerie, rite fondateur de la principale obédience maçonnique française, le Grand Orient de France, le rite français est constitué d’une graduation cohérente en sept degrés à partir du degré d’apprenti, s’appuyant sur les forces de la Raison.
Il constitue une base universelle de développement d’une franc-maçonnerie laïque, progressiste et progressive et contribue en cela à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité, comme le stipule l’article premier de la Constitution du GODF.

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