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Conférence “La franc-maçonnerie dans les Hautes Alpes”

La franc-maçonnerie fait l’objet de bien des fantasmes et spéculations, mais son histoire est aujourd’hui objet de recherches, grâce aux nombreux fonds d’archives disponibles. En 1775, s’ouvre à Briançon la première loge du futur département, appelée La Réunion, suivie rapidement de La Concorde et, fait très rare et à signaler, d’une loge féminine, L’Adoption. Sous Napoléon, les trois loges de Gap, Embrun et Briançon et Briançon sont formés par des personnes formées au XVIIIe siècle, qui travaillent pour l’administration impériale; leur mission: mettre les Lumières au service de l’Empire. En 1883 s’ouvre à Gap Les Amis des Hautes-Alpes (Grand Orient de France), une loge laïque qui combat pour les lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Les instituteurs forment la part la plus importante de la loge. En 1932 s’ouvre une loge mixte, L’Aurore, autre fait exceptionnel. La franc-maçonnerie est interdite par le gouvernement de Pétain en 1940. Les maçons sont obligés de quitter les loges et objets de tracasseries administrative et de persécutions. Plusieurs sont révoqués, dont Edmond Pascal. Malgré la surveillance tracassière de Vichy, plusieurs se retrouvent dans la Résistance: Fernand Jullien est déporté.Marguerite Boeuf (Aurore) est la seule femme membre du comité de Libération. Le réseau Combat intègre, avec Edmond Pascal, Martin Brun, un habitant de Chorges dont le rôle dans la loge de Gap a été fondamental. L’histoire de la maçonnerie haut-alpine montre un groupe d’hommes (et de femmes) au service de la République et particulièrement de la laïcité.

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